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Voici les premières fiches, classées par pages alphabétiques. Le signe dans la recherche par titre ou par auteur signalera leur existence.
Notes pages 1 - 2 - 3 - 4 -5
Apulée, L’Ane d’or ou les métamorphoses. Préface de Jean-Louis Bory. Traduction et notes de Pierre Grimal. Paris : Folio Gallimard, 1975.

Lucius, se frictionnant, sur les conseils de sa maîtresse, Photis, servante de son hôtesse, qui est magicienne de son état, d’un onguent destiné à le transformer en oiseau pour faire de lui l’amour ailé de la tendre soubrette, se voit malencontreusement transformé en âne. Bringuebalé de ci de là selon la fortune d’un baudet, il se fait l’observateur des mœurs sociales et amoureuses du deuxième siècle de notre ère.
Il ne s’agit là ni d’une bande dessinée, ni d’un roman à la Harry Potter, mais du récit fantastique (écrit autour de 161) de l’auteur latin Apulée (125- ?), qui contient la célèbre légende d’Eros et de Psyché. Cette dernière, épouse du dieu Amour qui lui rend visite dans l’obscurité de la nuit, rompt un soir l’interdiction de contempler le visage de son époux et brise tout l’enchantement …

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Apul/ApulFiche.htm
http://lafontaine.depierre.free.fr/l'ane_d'or(21).html
http://ecole.wanadoo.fr/andre.struniewski/quiz/testjclose/exclose2.htm l
http://www.multimania.com/tawiza/Tawiza43/etude_appulee_ecrivain_amazigh.htm
des textes à télécharger : http://www.ac-dijon.fr/pedago/lettres/exptoile/grek_lat/auteurs.htm

 

Louis Aragon, Le Roman inachevé. Paris : Gallimard, 1956.

Un recueil de poèmes autobiographique : oui, cela existe. C’est ce que publie Louis Aragon (1897-1982), en 1956, à l’âge de cinquante-neuf ans. Le poète, en une grande diversité de forme versifiée “pour dissiper en [lui] l’amertume”, se remémore les instants passés, traversant à nouveau en pensée les catastrophes du vingtième siècle, la première guerre mondiale :
Le ciel déjà prend un goût de terre
Puisqu’on est des morts sursitaires
et puis la seconde, qui donne ces «pages lacérées» du poème impossible :
On dit ce que l’on veut en vers l’amour la mort
mais pas la honte
jusqu’à la Libération :
O mois d’août quarante-quatre
Maintenant maintenant il peut
Ce vieux cœur s’arrêter de battre

Je sais ce que c’est qu’un ciel bleu
et puis l’amour d’Elsa …

 

Nina Berberova,  C’est moi qui souligne.
Arles : Actes sud, 1989.

Cette autobiographie conte la trajectoire d’une femme qui a vécu pratiquement le siècle avec une énergie peu commune ; elle a vingt ans à Saint- Pétersbourg, à la période de la révolution russe, qu’elle doit fuir en 1922 avec ce qui reste de l’intelligentsia, éliminée par la répression ; puis c’est l’exil, à Berlin, Venise, Rome et surtout à Paris, pendant la période où les lampes s’éteignent dans l’Europe entière.
En 1950, nouveau départ pour les Etats-Unis, dans le même dénuement, le sentiment de sa propre liberté comme seule sécurité. Cette pulsion de vie, tenace, qui renaît après les pires épreuves, Nina Berberova l’attribue à sa façon d’aborder le présent, sans se laisser envahir, ni par les douleurs du passé, ni par l’angoisse de l’avenir : ce qu’elle appelle « sa féroce immanence ».

http://perso.club-internet.fr/delpiano/Berberova.htm

 

Françoise DOLTO, Catherine DOLTO-TOLITCH, avec la participation de Colette PERCHEMINIER,
Paroles pour adolescents : Le complexe du homard. Paris : Hatier, 1989.

J’ai apprécié cet ouvrage pour son authenticité. Il s’agit d’un recueil de témoignages autour du thème de l’adolescence. Peut-être nous souviendrons-nous, éducateurs et parents que nous sommes devenus, de notre vécu d’adolescents ?
A partir des grandes questions, vie et mort, et des interrogations existentielles telles que l’amour, le désir, l’identité sexuelle, mais aussi les peurs, les conduites à risque, la drogue, etc., Françoise Dolto, éminente praticienne dans le domaine de la pédopsychiatrie, nous invite à réfléchir. Grâce à la finesse de son analyse, l’auteur nous fait accéder à la compréhension de ces comportements et souligne au passage que cet incontournable moment de la vie, l’adolescence, symbolise une forme de « mutation », qu’elle nomme : « le complexe du homard » .

http://perso.wanadoo.fr/dolto/

 
Marguerite Duras, Moderato Cantabile. Paris : Minuit, 1958. Minuit, Collection "double", 1998.

Sous ce titre musical : "Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile." (p. 21), Marguerite Duras conte une histoire d'amour et de désespoir qui ouvre sur le meurtre d'une femme par son amant dans un café. Anne Desbaresdes, comme fascinée, retourne le lendemain dans ce même café : "Elle alla droit au comptoir. Seul un homme y était, qui lisait un journal." (p. 24) Se développe alors une conversation à trois personnages, Anne, Chauvin et ce vin auquel les protagonistes ne peuvent échapper et qui les "empoissonne" :
"- Si on ne buvait pas tant, ce ne serait pas possible ?
-Je crois que ce ne serait pas possible, murmura Anne Desbaresdes." (p. 92)
Et le récit se tisse, envoûtant, par allusions.

http://duras.ifrance.com/duras/
http://www.swan.ac.uk/french/duras/